Comment soulager la constipation pour aller aux toilettes? Les solutions

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Faisant partie des troubles digestifs les plus fréquents, la constipation est souvent vue comme bénigne ou éphémère. Pourtant, ce trouble peut être inconfortable ou carrément douloureux s’il n’est pas traité. Ponctuelle, chronique, voire sévère, la constipation est un problème à ne pas banaliser. La constipation peut aller d’une sensation de difficulté à évacuer quelques selles, jusqu’à la sensation que tout ne sort pas. Cela peut aussi se traduire par des selles petites et dures, un ventre gonflé, de la douleur ou même des vomissements. Face à cela, notre première réaction est souvent de chercher un moyen pour se soulager rapidement. C’est le cas des assouplissants de selles ou d’autres remèdes maison contre la constipation. Pourtant, ces solutions ne sont efficaces que sur le court. Il s’avère ainsi important de bien connaitre ce qu’est une constipation et ses vraies causes sous-jacentes afin d’y remédier.

Comment soulager la constipation pour aller aux toilettes? Les solutions

Qu’est-ce que la constipation ?

La constipation se définit comme étant le résultat du ralentissement du transit intestinal qui génère une baisse de la fréquence d’émission des selles. Faisant partie des troubles digestifs les plus fréquents, la constipation n’est pas une maladie, mais plutôt le symptôme d’une affection sous-jacente. Dans d’autres cas, la constipation est un signal d’alarme quant à la nécessité de revoir l’hygiène de vie d’une personne.

La constipation peut être passagère, chronique ou même sévère. Pour ces deux derniers types, il est important de déterminer rapidement les causes afin de trouver une solution. À court terme, la constipation est source d’inconfort et, à long terme, elle peut être dangereuse pour la santé.

La constipation se traduit généralement par la diminution de la fréquence des selles, qui peut également s’accompagner d’une difficulté à les évacuer. Faisons toutefois la nuance en ce qui concerne la fréquence des selles, car elle peut changer d’une personne à l’autre. Si certaines personnes vont aux toilettes 3 fois par jour, d’autres n’y vont qu’une fois tous les deux jours, voire tous les trois jours. C’est un phénomène naturel qui dépend souvent du métabolisme de la personne en question.

Presque tout le monde est déjà passé par une constipation, qui est le plus souvent passagère. Les médecins parlent généralement de constipation anormale quand la fréquence des selles dépasse les 3 jours. La raison en est simple : passé ce délai, il devient difficile d’évacuer la matière fécale, car celle-ci durcit.

En résumé, il s’agit généralement d’une constipation dans les cas suivants :

• moins de trois selles par semaine ;

• selles dures, sèches ou grumeleuses ;

• selles difficiles ou douloureuses à évacuer ;

• un sentiment que toutes les selles n’ont pas été évacuées ;

Il faut également savoir que le type de selle ou plutôt sa consistance peut changer selon les personnes mais aussi en fonction de leur alimentation.

Les types de constipation

La constipation est classée en trois catégories : la constipation occasionnelle, la constipation sévère et la constipation chronique.

• La constipation occasionnelle : presque tout le monde en a déjà fait l’expérience au moins une fois dans sa vie. On parle généralement de constipation occasionnelle ou constipation passagère quand celle-ci ne dura pas plus de quelques jours. Le transit intestinal reprend par la suite son cours normal.

• La constipation sévère : une personne souffre de constipation sévère quand la fréquence de selle est de moins d’une fois par semaine et que les traitements médicaux n’y font rien. Aucune explication ou définition scientifique n’existe encore. Dans la majorité des cas, les personnes qui en souffrent ont une fréquence d’une selle tous les 10 jours.

• La constipation chronique : il s’agit de la forme la plus aigüe et la plus dangereuse de constipation, surtout si elle n’est pas traitée convenablement. Elle arrive brusquement et sa durée est très variable, allant de quelques jours à plusieurs mois, voire une année.

Des personnes vulnérables ?

La constipation peut arriver à tout le monde et pour de nombreuses raisons. Généralement, face à un changement de mode de vie ou d’alimentation, le système digestif fait des siennes et entraine une constipation. Toutefois, certaines personnes sont plus à risque que d’autres :

• les femmes, en particulier pendant la grossesse ou après l’accouchement,

• les personnes âgées,

• les personnes qui mangent peu ou pas de fibres,

• les personnes qui prennent certains médicaments ou compléments alimentaires,

• les personnes ayant certains problèmes de santé et surtout des troubles gastro-intestinaux fonctionnels…

Quelles en sont les causes ?

Plusieurs éléments et mécanismes entrent en compte et peuvent être à l’origine d’une constipation. Certains cas de constipation sont le résultat du ralentissement de la progression des aliments le long du côlon. Pour d’autres cas, le problème vient d’une anomalie au niveau de l’anus ou du rectum. Dans ces circonstances, les médecins parlent généralement d’une « constipation terminale ». Il peut également arriver que les deux cas soient simultanés. Cependant, les scientifiques ont observé certaines causes pouvant être gérées.

Hygiène de vie et transit intestinal

Le plus souvent, la constipation occasionnelle est due à un problème d’hygiène de vie. Cela peut être un alitement prolongé à cause d’une maladie ou d’un handicap, ou encore un manque d’activité physique. La déshydratation est la raison la plus récurrente, en plus d’une alimentation déséquilibrée ou pauvre en fibres. A noter que vous pouvez être constipé pour de nombreuses raisons à la fois. Voici quelques causes les plus courantes :

Manque de fibres dans l’alimentation

Les fibres jouent un rôle important dans le transit intestinal, facilitant entre autres la digestion et l’élimination fécale. Les personnes ayant un apport élevé en fibres alimentaires sont moins en proie aux problèmes de constipation. En effet, les fibres favorisent les selles régulières, en particulier lorsqu’une personne les combine avec une bonne hydratation.

Absence d’activité physique

Une activité physique régulière est importante pour rester en bonne santé. Elle est indispensable, non seulement pour perdre du poids, mais également pour faciliter la digestion et le fonctionnement du système gastro-intestinal. Des études scientifiques ont démontré que les personnes qui maintiennent un bon niveau d’activité physique sont moins confrontées aux cas de constipation.

Les médicaments

Certains traitements médicamenteux peuvent favoriser la constipation. C’est le cas entre autres des antalgiques de niveau 2 ou 3, dont ceux à base de codéine. Les antidépresseurs tricycliques et certains anticonvulsifs peuvent également entrainer une constipation. C’est par exemple le cas de la phénytoïne et de la carbamazépine.

Des problèmes de santé sous-jacents

Cancer colorectal

Dans le cas de patients qui ont atteint la cinquantaine, les médecins seront plus attentifs car les risques d’un cancer du côlon sont élevés et la constipation fait partie des premiers symptômes de cette maladie. Pour un patient atteint d’un cancer du côlon, la constipation peut être occasionnelle ou sévère. Les selles s’accompagnent souvent de traces de sang et le patient perd également beaucoup de poids.

Autres maladies

Bien que les raisons n’aient pas encore été déterminées jusqu’à présent, les scientifiques ont remarqué une influence non négligeable de certaines maladies dans les cas de constipation. Ainsi, des personnes atteintes de diabète, d’hypothyroïdie, de maladie de Parkinson, de sclérose en plaques, de dépression ou de troubles anxieux peuvent souffrir de constipation. Il arrive également que la constipation chronique soit associée à une colopathie fonctionnelle ou un syndrome du côlon irritable.

Diagnostic

A l’heure actuelle, le diagnostic d’une constipation se fait par le biais d’un interrogatoire pour rechercher les signaux cités plus haut. Afin de déceler la moindre anomalie, le médecin traitera le patient sans pour autant prendre la constipation pour une maladie banale. Les questions porteront principalement sur les déjections fécales de la personne, dont leur consistance ou leur fréquence.

Après la séance d’interrogatoire vient un examen clinique, à savoir une palpation du ventre et éventuellement un toucher rectal. Par la suite, si le médecin en juge l’utilité, le patient devra également passer des examens complémentaires (coloscopie, bilan biologique…).

Le diagnostic peut largement être différent d’un patient à un autre. Le médecin devra en même temps tenir compte du profil du patient afin de déceler les probables causes de la constipation.

Prévention de la constipation

Qu’elle soit occasionnelle, sévère ou chronique, la constipation entraine une extrême sensation d’inconfort. Face à une constipation passagère, nous ressentons une sensation de lourdeur et une envie permanente d’aller aux toilettes. Cela peut, dans certains cas et selon les personnes, entrainer une crise d’angoisse, voire un stress qui ne fera qu’accentuer encore plus la gêne et l’inconfort.

Dans certains cas extrêmes, notamment pour les personnes souffrant de constipation chronique ou sévère, l’irritabilité est également au rendez-vous. Pour ces types de constipation, les symptômes sont encore plus énervants, à savoir : vomissement, mal au ventre, fièvre, mal de dos…

Il existe pourtant des mesures simples et faciles à mettre en pratique pour éviter la constipation. A long terme, ces mesures préventives permettent même de pallier les risques de constipation chronique.

Veiller à une meilleure hygiène de vie

L’hygiène de vie ne concerne pas uniquement l’alimentation ou le sommeil. Les activités physiques et sportives ou encore la quantité d’eau que vous devriez boire au quotidien entrent également en compte.

• Une alimentation équilibrée : il y a une bonne raison pour laquelle les publicités sur les amuse-bouches qui passent à la télé se terminent par « Mangez des fruits et légumes et faites du sport ». Il est important de veiller à avoir un meilleur équilibre alimentaire, de manger des aliments riches en fibres et plus précisément des « fruits et légumes ». Il existe deux types de fibres alimentaires : les fibres insolubles et les fibres solubles. Les fibres solubles se trouvent dans peu de végétaux, dont l’avoine ou l’orge. Ces fibres aident à prévenir la constipation en absorbant l’eau et en créant un gel qui fluidifie le transit intestinal. Quant aux fibres insolubles, elles augmentent le volume de selle et stimulent les contractions de l’intestin.

Voici quelques exemples de sources de fibres :

◦ Les grains entiers comme le pain et les pâtes de blé, les flocons d’avoine et les céréales en flocons de son

◦ les légumineuses comme les lentilles, les haricots noirs, les haricots rouges, le soja et les pois chiches

◦ les fruits tels que les baies, les pommes avec la peau, les oranges et les poires

◦ les légumes comme les carottes, le brocoli, les pois verts et le chou vert

◦ les noix, à savoir les amandes, les arachides et les pacanes

• Boire suffisamment d’eau : les médecins, les spécialistes ou les nutritionnistes vous recommanderont toujours de boire 2 à 3 litres d’eau par jour. Il faut toutefois savoir qu’une partie de cette quantité est déjà apportée par les aliments. Il est donc important de bien équilibrer ce que l’on mange et éviter de toujours manger des aliments secs.

• Faire des exercices physiques : marcher, courir, faire du footing, pédaler… peu importe le genre de sport ou d’activité physique que vous envisagez d’effectuer, il faut en faire. Être physiquement actif permet d’avoir des muscles abdominaux actifs, ce qui favorisera le transit intestinal.

Quand l’envie se présente, n’attendez pas pour aller aux toilettes

Notre organisme est en quelque sorte réglé comme une horloge, en fonction des habitudes que nous adoptons quotidiennement. Vous avez sans doute déjà remarqué le fait que si vous vous efforcez de vous réveiller tous les jours à une heure précise pendant une semaine, cela se fera automatiquement par la suite. Il en est de même pour notre métabolisme et le fonctionnement de notre intestin. Dès que votre intestin aura besoin d’évacuer, il vous lancera des signaux à travers une vague de contractions. Dès lors, il est préférable d’aller directement aux toilettes. En ignorant votre envie pressante, l’intestin arrêtera les contractions et il vous sera difficile de les relancer par la suite.

Que faire en cas de constipation ?

Pour la médecine classique, évacuer les selles de façon quotidienne n’est pas considéré comme une priorité. De plus, suivant le métabolisme de chacun, la fréquence des selles peut largement varier. Les médecins parlent généralement de constipation lorsque la fréquence des selles est inférieure à 3 fois par semaine. Dans tous les cas, si vous allez voir un médecin pour une constipation, il commencera par évaluer ce qu’il en est. En d’autres termes, il essayera de savoir s’il s’agit d’une constipation secondaire (à cause d’une maladie) ou primaire.

Dans le cas d’une constipation secondaire, les traitements viseront à traiter la maladie à l’origine de la constipation. Il peut également prescrire d’autres examens approfondis dans le but de trouver la cause réelle de la constipation ou de la maladie en elle-même.

Par contre, si la constipation est primaire, il peut directement vous prescrire des médicaments tels que des « laxatifs ». Toutefois, prenez garde par rapport à certains points importants :

• Une boîte de laxatifs ne devrait pas être la première solution pour soulager votre constipation. Réservez les laxatifs pour la constipation qui ne s’améliore pas après avoir ajouté des fibres et de l’eau à votre alimentation.

• Consultez votre médecin pour une constipation à long terme, car un médicament que vous prenez ou un trouble spécifique pourrait en être la cause. Dans ce cas, l’arrêt du médicament ou le traitement du problème devrait soulager votre constipation.

Traitement dans le cas d’une constipation de transit

Il s’agit d’une constipation causée par un trouble fonctionnel au niveau du transit intestinal, qui se résout autant par des médicaments que par un changement de régime alimentaire. Ainsi, le médecin commence généralement par recommander une modification de l’alimentation de façon à apporter plus de fibres. Parmi les aliments les plus recommandés, le son de blé peut traiter une constipation de manière naturelle. C’est également le cas des pruneaux entiers et du jus de pruneau, car ils contiennent du Sorbitol. Il s’agit en effet d’un laxatif naturel très efficace.

Le travail principal de votre côlon est d’absorber l’eau des aliments résiduels lors de son passage dans votre système digestif. Il crée ensuite des selles (déchets). Les muscles du côlon propulsent finalement les déchets par le rectum pour les éliminer. Si les selles restent trop longtemps dans le côlon, elles peuvent devenir dures et difficiles à évacuer. Une mauvaise alimentation provoque souvent la constipation. Un apport en fibres alimentaires et en eau est nécessaire pour aider le côlon à garder les selles fluides.

Si la constipation persiste, le médecin traitant viendra à prescrire un laxatif. Les laxatifs sont aussi catégorisés suivant leurs effets :

• Les laxatifs de lests : ce sont les aliments riches en fibres, doux pour l’intestin et aidant à former des selles molles et volumineuses, faciles à évacuer. Certains médicaments contiennent ces laxatifs, mais leurs effets n’interviennent qu’après quelques jours. Ils ont des effets indésirables, dont des flatulences, des ballonnements ou des crampes.

• Les laxatifs émollients : ils ramollissent les selles qui sont bloquées et ne peuvent être évacuées. C’est le cas du docusate sodique. Ces laxatifs ont cependant des effets indésirables comme la diarrhée ou les crampes d’estomac.

• Les laxatifs osmotiques : ils réagissent par osmose et aident à retenir davantage d’eau dans l’intestin pour ramollir la matière fécale. A contrario, la personne qui en prend peut souffrir par la suite d’une forte déshydratation. La prise de ce type de laxatif doit ainsi s’accompagner d’une quantité importante d’eau. Les effets indésirables incluent également des flatulences, crampes, diarrhée…

• Les laxatifs lubrifiants : ils lubrifient la matière fécale coincée dans le côlon et facilitent leur évacuation. Le plus souvent, ces médicaments sont à base d’huiles minérales et peuvent s’utiliser par voie orale comme par voie rectale.

• Les laxatifs stimulants : ils agissent sur la muqueuse intestinale et sur l’ensemble des mouvements péristaltiques. Comme ils sont très irritants pour le côlon, les médecins ne les prescrivent qu’en dernier recours. Ils sont toutefois déconseillés pour les personnes souffrant d’une constipation chronique. Les effets indésirables incluent d’ailleurs une sensation de brûlure au rectum, en plus de crampes abdominales et de diarrhée.

Quand devrais-je consulter un médecin ?

De manière générale, et surtout dans le cas des bébés et des enfants, nous sommes en alerte dès le premier jour de constipation. Pourtant, il est important de savoir que la fréquence des selles peut varier suivant les personnes. Il faut également prendre en compte le fait qu’un changement brusque d’alimentation peut être à l’origine d’une constipation « passagère ». Selon les médecins, une personne est dite constipée quand la fréquence de selle est estimée à moins de 3 fois par semaine. À ce stade, vous pouvez encore essayer les traitements naturels : changer d’alimentation, les remèdes de grand-mère… Si la constipation persiste même avec ces remèdes, contactez votre médecin. Vous devriez également consulter un médecin si vous avez des antécédents familiaux de cancer du côlon ou de cancer rectal.

Recourir aux services de votre médecin est également recommandé si l’un des symptômes suivants survient :

• saignement au niveau du rectum,

• du sang dans vos selles,

• douleur constante dans l’abdomen,

• incapacité à faire passer le gaz,

• vomissement,

• fièvre,

• douleur dans le bas du dos,

• perte de poids…

Conclusion

Bien qu’elle soit bénigne et banale, la constipation n’est pas à prendre à la légère. Elle peut, dans certaines mesures, être symptomatique d’une autre maladie. Dans tous les cas, il est conseillé de manger de manière équilibrée et de privilégier des aliments riches en fibres, en plus de boire une quantité d’eau assez importante. Même si vous souffrez de constipation chronique, les aliments riches en fibres vous aideront à alléger ses symptômes.

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